YAKUZAS – Mort cruelle

Je termine à cet instant le roman de Cyril Vial : YAKUZAS – Mort cruelle. Alors je vais partager avec vous mes impressions, mon avis et les raisons pour lesquelles j’ai choisi ce bouquin.

En bref

  • Éditeur ‏ : ‎ Cyril Vial (8 novembre 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 313 pages

Les Yamamoto, premier gang de yakuzas du Japon, détiennent une arme aussi puissante que mystérieuse : un katana légendaire qui défie les lois de la nature. Entre de mauvaises mains, il ne peut en découler que l’horreur la plus absolue…

Trois personnes que tout oppose verront leur destin à jamais bouleversé par leur rencontre avec ces criminels : Archibald Lefebvre, lieutenant de police à la Brigade des mœurs de la ville de Paris, écœuré par le système judiciaire, devenu justicier à ses heures. Takeshi Nori, un lycéen peinant à trouver sa place dans la société japonaise normée, souffre-douleur tout désigné de ses camarades de classe. Enfin, Mitsuko Shinada, méticuleuse inspectrice de police à Tokyo, qui met toute sa hargne, liée à la disparition d’un proche, au service de sa mission.

Parviendront-ils à s’en sortir indemnes ?

Les Yamamoto, premier gang de yakuzas du Japon, détiennent une arme aussi puissante que mystérieuse : un katana légendaire qui défie les lois de la nature. Entre de mauvaises mains, il ne peut en découler que l’horreur la plus absolue…

Les Yakuzas du Japon

La mythologie autour des Yakuzas nous est familière. Soumis à un code très strict, ils s’exposent à de graves sanctions s’ils le transgresse. Il est vrai que faire partie du clan est un mode de vie particulier à embrasser. L’empire des Yakuzas s’est toujours construit à la limite de la légalité. Dès le 19e siècle, ils se spécialisent dans le racket et l’extorsion. C’est d’ailleurs cette pratique que la loi de 2004, complément de l’Antigang de 1992, va tenter de limiter. En effet, les sanctions vont se multiplier, puisque les citoyens ont pu dénoncer des abus à l’aide d’une simple preuve de vol. L’impunité dont jouissait la mafia s’est réduite, même si le racket reste une activité centrale de l’organisation. Fidèles à leurs origines, les gangsters sont spécialistes des jeux d’argent en tout genre, comme les paris clandestins et les casinos.

Mais certaines activités sont bien plus graves. En effet, le trafic d’armes et de drogues est devenu monnaie courante pour les différentes familles, qui mettent toutes les chances de leur côté pour se hisser dans la hiérarchie. Même chose pour l’industrie du sexe : entre prostitution et pornographie (parfois infantile), la face peu reluisante des Yakuzas s’est développée au fil des années. Les premiers clans, apparus il y a plus de 400 ans, se sont développés au point de concurrencer l’État lui-même.

Dans le roman…

Cyril Vial nous propose une caricature des Yakuzas dans la famille Yamamoto. J’avoue que de nombreuses scènes m’ont fait sourire… Dans cette famille, les jeunes n’ont pas le respect du code et se font remarquer dans le milieu scolaire où nos trois Y se sont spécialisés dans le harcèlement scolaire. Bien sûr, ils terrorisent uniquement les plus faibles… Chez les Yakuzas, la prochaine génération a encore beaucoup à apprendre pour assurer la relève.

Je vais être honnête, les petites racailles du 9.3 sont beaucoup plus crédibles. D’ailleurs, l’auteur ne nous invite pas particulièrement au voyage Nippon  et l’histoire pourrait se dérouler en Bretagne (parce que c’est une région de légendes). L’absence totale de repère, de lieux et de culture Japonaise m’a terriblement frustrée.

Vous l’aurez compris, j’ai choisi cette lecture en partie pour découvrir le Japon.

Goro Nyudo Masamune

(1264-1343)

Une légende rapporte une épreuve où Sengo Muramasa défia son maître Goro Masamune, pour savoir lequel fabriquerait le meilleur sabre. Tous deux travaillèrent dur et quand les sabres furent prêts, ils décidèrent les tester. L’épreuve consistait, pour chacun deux, à suspendre les lames au dessus d’un petit cours d’eau, le côté tranchant face à l’eau et la pointe dans le sens du courant. Le sabre de Muramasa, le « Juuchi Yosamu » (10000 Nuits Froides) coupait tout ce qui passait sur son chemin, les poissons, les feuilles flottant au fil de l’eau et jusqu’à l’air qui soufflait dessus. Au bout d’un certain temps, Muramasa se mit à se moquer de son maître qui semblait manquer de savoir-faire pour forger son sabre. Souriant, Masamune retira son sabre, le sécha et le remit dans son fourreau.

« Le premier des deux sabres était à tous égards un sabre superbe, c’est toutefois une lame assoiffée de sang et une nature perverse et mauvaise, car elle ne fait aucune distinction entre ce qu’elle doit ou ne doit pas couper. Elle peut couper aussi bien des papillons que plusieurs têtes. »

De cette légende, est née la tradition qui dit qu’une lame de Muramasa doit goûter au sang avant d’être montée. Il est dit que son propriétaire devait se faire du mal, afin d’étancher la soif de mal de la lame.

Juuchi Yosamu

Les Yamamoto détiennent ce katana et c’est dans la légende de Sengo Muramasa que l’auteur puise son inspiration. La première partie est originale et prometteuse. De la légende, l’aventure prend forme en suivant son propre chemin avec légèreté et humour dans un univers sombre et malsain.

Malheureusement, la plume est enfantine et les dialogues aussi longs qu’ennuyeux n’apporte rien à cette aventure, bien au contraire. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussée à faire quelques recherches que je partage avec vous. La légende s’est installée dans mon imaginaire pour y créer un univers. L’auteur n’utilise aucun style descriptif, c’est assez surprenant mais soporifique : idéal en cas de trouble du sommeil 😉

Une thématique survolée

Tout au long de ce roman, le lecteur découvre un jeune garçon (Takeshi Nori) harcelé dans le milieu scolaire. Une thématique d’actualité offrant une possible réflexion chez le lecteur. Mais là encore, le sujet est simplement évoqué dans une absence de sentiment  décourageante.

Un roman qui aurait été une lecture jeunesse plutôt sympa mais … les dialogues sont plus proches de nos banlieues que du Japon :

« Amène-toi, salope, tu vas kiffer ! s’écria-t-il, une main déjà levée pour la gifler. »

Ce style est particulièrement répétitif et prend le dessus, j’en avais oublié le Japon et les Yakuzas pour revenir quelques années en arrière alors que j’œuvrais dans la prévention des violences scolaires (dans le 9.3 😀 ).

« Les mafieux vont essayer de vous mettre le grappin dessus quand ils s’apercevront que ces deux enculés ne sont pas rentrés avec les informations ! »

J’ai d’ailleurs relevé une disproportion phénoménale entre les dialogues violents, les scènes de viols décrites avec une précision chirurgicale… un peu trop nombreuses, vulgaires et malsaines….. et d’un autre coté les échanges entre les « gentils » d’une longueur épouvantable probablement liée à la niaiserie du vocabulaire.

Du coup, le coté lecture jeunesse ne serait pas très adapté mais si ce roman a demandé 313 pages, une telle aventure rédigée avec plus de consistance se contenterait de 200 pages à peine.

Un extrait pour la fin

« Il l’avait poussée sur le sol, lui avait arraché ses vêtements et l’avait ensuite violée dans la boue, tout en hurlant comme une bête… Elle avait bredouillé une série de « non », comme un mantra capable de repousser le mal. Elle s’était uriné dessus, ce qui avait suscité l’hilarité de son bourreau…. »

L’auteur

Écrivain à l’imagination débordante, Cyril Vial a à cœur de proposer des histoires originales qui ne manqueront pas d’attiser la curiosité du lecteur. Originalité et créativité ! Voilà deux mots qui ont beaucoup de sens pour lui. Par ses romans, il espère toucher les lecteurs et les plonger dans des univers incroyables et cela dans plusieurs genres.

Si vous cherchez quelque chose de différent, foncez ! Vous ne serez pas déçu du voyage ! Enfin, il espère ! Partage et échange ! Voici deux valeurs qui l’accompagnent au quotidien.

N’hésitez donc pas à le contacter par mail à : [email protected] ou sur les réseaux sociaux. Il adore discuter !

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Le métier d’écrivain étant très solitaire, Cyril Vial espère créer une communauté de lecteurs avec des valeurs telles que l’humour, la bienveillance, l’ouverture d’esprit et l’amitié. La vie est dure, mais elle l’est moins quand on est bien entouré…

Author: Angelique

La lecture est un voyage immobile, une évasion temporaire hors de notre prison, une errance où rien ne saurait nous brider.
Ma meilleure évasion reste ma création : Le Bullet Journal 😉

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