Un Noël presque Noir

Hello, en ce vendredi lecture du 24 décembre, je vous propose une lecture dans le thème puisqu’il s’agit d’une romance de noël. Cette année, je voulais découvrir un nouveau genre littéraire et j’ai choisi cette romance écrite par Sophie Tremblay : Un noël presque noir.

Cette année, je voulais découvrir un nouveau genre littéraire et j'ai choisi cette romance écrite par Sophie Tremblay : Un noël presque noir.

Ce livre et moi

J’ai été attirée autant par le titre que par la couverture : je n’aime pas du tout Noël et encore moins cette année. La quatrième de couverture était prometteuse et je me suis convaincue que cette belle histoire allait me réconcilier avec cette fête.

Et puis j’ai un mug qui ressemble étrangement à celui de la couverture du livre (sauf que mon nom n’est pas dessus, c’est un détail). Toutes les conditions étaient réunies pour que ce roman soit pour moi la goute d’eau au milieu du désert.

Enfin, pour mettre toutes les chances de mon coté, j’ai envisagé une lecture commune avec Emilie qui lit quelques romances. Malheureusement, le temps est passé un peu trop rapidement et cette idée est restée à l’état de projet. Je me suis lancée seule dans ma première (et dernière) romance de noël … au format numérique.

Avertissement

« Ce roman contient des scènes pouvant heurter la sensibilité des lecteurs. Le sujet des agressions sexuelles est abordé au travers de quelques flashbacks et discussions entre les personnages »

Ces quelques lignes ont embarqué mes neurones sur un sujet qui me touche et dans lequel je suis impliquées. Alors une romance prétexte à la réflexion ? J’en parle dans les lignes qui vont suivre.

Vlog

Je déteste noël

Dans les premières pages, je fais la connaissance de Béatrice. Elle fête Noël avec sa famille et ils ouvrent les cadeaux dans la tradition, à minuit. La surprise de Béatrice fait polémique : Johnny son copain dans la vie depuis cinq ans, est en photo dans les bras d’une autre fille. Pour bien enfoncer le clou, la photo est datée. Malgré la contre argumentation du beau gosse (Johnny), il est jeté dehors et vous vous doutez bien que ce genre de souvenir ne s’efface pas si simplement.

Nous retrouvons Béatrice trois ans plus tard : elle déteste Noël.

« Les familles se retrouvent et font semblant de s’aimer, on oublie les querelles l’espace de quelques jours, on met de l’avant l’amour et la bonne humeur. »

A cet instant de ma lecture, j’étais en parfaite adéquation avec Béatrice. Alors même si nos mauvaises expériences sont différentes, j’ai beaucoup aimé sa lucidité sur cette fameuse période : souffrance et hypocrisie. 

Visite et culture

Alors que cette aventure commence au mois de septembre, la radio hurle des chants de noël à Montréal. Béatrice nous offre une visite rapide mais sympa de ce lieu « unique au Québec ». Sophie Tremblay, la romancière, invite son lecteur à découvrir quelques expressions québécoises qui m’ont beaucoup amusée. 

Le voyage culturel est un point positif très important. Je vis en France, ce point ne vous touchera probablement pas si vous vivez au Canada. Béatrice était tombée amoureuse de Montréal alors qu’elle y emménageait avec Johnny (le traitre). Elle revient sur ces quelques années avec colère . A la suite de ce noël catastrophique, Béatrice ne laisse plus aucun garçon l’approcher et elle a beaucoup à exprimer sur la gente masculine. Il est évident que le traumatisme est encore bien présent.

Thomas

Il est à Montréal depuis deux mois et s’y sent mal. Il fait froid, il y a beaucoup de circulation, il est anonyme dans la foule, vous l’aurez compris, Thomas préfère l’atmosphère d’un village. Il est seule dans cette ville, aucun ami et la fille à laquelle il a proposé son aide dans le hall de l’immeuble l’a convenablement éconduit.

A Montréal, dans cet immeuble, les locataires disposent d’un groupe Messenger sur lequel Thomas reçois un appel à l’aide :

« Mon micro-ondes a explosé. Il y a quelqu’un pour m’aider ? »

Ce message a été envoyé par la fille rencontrée un peu plus tôt (ah, ah, la photo de profil). Alors même s’il n’a aucune compétence en la matière, il répond qu’il peut venir et se dirige vers l’appartement de Béatrice. C’est ainsi que nos deux personnages font connaissance et engage une discussion banale.

Les jours suivants, Thomas rentre dans son cocon et ne parle plus, un personnage bizarre et déconcertant.

Longueurs et coquilles

Si je me suis amusée en début de lecture avec la présentation des personnages, je me suis ensuite lassée des textes interminables et des (trop) nombreuses coquilles. Je n’ai pas le nombre de pages en lecture numérique, mais dialogues répétitifs, arguments, contre arguments… tout ça pour convenir d’un rendez-vous. S’ils attendaient l’ascenseur, ce dernier devait probablement venir d’une autre planète.

en ce vendredi lecture du 24 décembre, je vous propose une lecture dans le thème puisqu'il s'agit d'une romance de noël.

Les échanges sont d’ailleurs plus proches de ceux de la cour du collège que d’une discussion entre adultes. Quand à leurs activités respectives, on peut se demander si la romancière est sponsorisée par Netflix. 

Nous alternons les chapitres écrits à la première personne par Thomas et Béatrice. J’aurais adoré cette histoire à double face si les pensées existentielles de Thomas m’avaient offert un peu plus de profondeur. Malheureusement, ce personnage reste abominablement fade et inintéressant.

Quand à Béatrice, ses songes restent coincées dans le traumatisme. Elle nous bombarde de sentiments négatifs (que je partage pour la plupart) qui pourraient ouvrir un débat mais qui sont seulement posés là, sans suite.

« Cette fête n’a pour but que de creuser le fossé entre les rejetés de la société et les hauts placés, rien de plus. On l’enjolive avec de la belle musique, de la bonne nourriture et des films à l’eau de rose, pourtant, cela ne change rien à l’horreur de noël. »

Un beau gosse sans saveur

Quelques dialogues s’engagent entre les protagonistes sur la raison de la solitude de Thomas mais au fil des pages, j’ai relu la même réplique. J’en suis arrivée au point où l’envie de rentrer dans l’histoire pour lui secouer les puces m’a plus qu’effleurée. Les coquilles s’accumulent elles aussi, les fautes de conjugaison entre futur et conditionnel trompent le texte.

Voyant qu’il me reste 20% de lecture, je persiste. Mais la principale caractéristique de thomas selon Béatrice… : il est beau. La célibataire endurcie s’engage finalement dans une amitié d’entraide dans laquelle Thomas est toujours aussi niais et semble avoir sérieusement besoin d’une psychothérapie.

Le sujet des agressions sexuelles

Oui, vous savez, celui de l’avertissement du début de ce roman. Nous sommes très loin des révélations de Samira Bellil : « Dans l’enfer des tournantes ». Je vous laisse découvrir, chers lecteurs, ce qui est qualifié d’agression sexuelle dans ce roman. Ce problème est abordé sous un prétexte surréaliste que j’estime insultant pour toutes les victimes.

La réalité des agressions sexuelles, que les victimes soient des enfants, des hommes ou des femmes, méritent au minimum d’en parler sérieusement. 

Conclusion

C’était ma première et dernière romance de Noël. La thématique est abordée dans les dernières pages (si le lecteur a réussi à tenir jusque là), ce que j’ai fait pour trouver un point positif à ce roman. L’idée générale est sympa mais se serait bien passée de la dilution textuelle qui n’est pas sans me rappeler mes années de lycée.

Les « rebondissements » ne sont qu’instantanés de vie quotidienne montés en Vaudeville à la mode pré-ado qui devraient faire le bonheur des 15/20 ans après relecture et correction de la copie. Quand à Noël, ma lecture m’a plus confortée dans mes idées déjà psychorigides, rien dans tout ça ne m’a donné l’envie de m’intéresser à cette fête religieuse et c’est bien dommage.

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Sophie Tremblay (Auteur)

Sophie Tremblay est une auteure québécoise de dix-neuf ans, également blogueuse et correctrice. Depuis qu’elle sait tenir un crayon, elle rédige sans cesse des histoires avec mille et un rebondissements. Elle a toujours été passionnée par la science-fiction, la psychologie et la romance

Elle signe fin août 2020 son premier roman, S’il suffisait d’aimer, aux éditions Sudarènes, puis fin septembre 2020 son autobiographie auto-publiée Pourquoi ? L’histoire d’une fille et sa maladie. Son deuxième roman, Un Noël presque Noir, a terminé 5ème au concours Sous le Sapin, organisé par Fyctia, cumulant plus de 66 000 vues.

  • Éditeur ‏ : ‎ Stories by Fyctia (1 octobre 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 410 pages

Author: Angelique

La lecture est un voyage immobile, une évasion temporaire hors de notre prison, une errance où rien ne saurait nous brider.
Ma meilleure évasion reste ma création : Le Bullet Journal 😉

5 thoughts on “Un Noël presque Noir

          1. Il me semble avoir mis les pieds dans ce département une fois pour une exposition dentellière, mais je ne me souviens plus où 😉

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