Poulain sauvage – Epona Wild et David

Nous n’avons pas parlé de notre poulain sauvage depuis longtemps et vous vous demandez que fait Epona-Wild ? C’est dans une ambiance étrange que nous avons travaillé en ce dimanche. Photos et compte rendu d’observation rien que pour vous 🙂

Le poulain sauvage dans la brume

Un pré pour notre poulain sauvage

Depuis environ un mois, David s’occupe de notre poulain sauvage chaque jour. Wild s’amuse beaucoup mais n’envisage pas de changer sa vie. Le froid est bien installé et le troupeau va probablement changer de coin alors David est venu me demander de l’aide.

Cette semaine, j’ai isolé Wild dans un pré afin de la séparer définitivement de son troupeau. David a mis une clôture digne de ce nom parce que je n’ai pas envie de passer l’hiver à chercher les chevaux. Alors si Wild squatte devant la clôture pour rester près de ses copines, elle a compris que la séparation est proche.

Nous lui donnons du foin et des compléments d’hiver chaque jour.

Dimanche dans le brouillard

Dimanche dans le brouillard en Ardèche

Le terrain colle aux pieds, il fait froid et depuis la séparation, Wild reste collée à la clôture. Aujourd’hui, elle s’est enfin décidée à venir manger loin de ses congénères. Je laisse David interagir avec elle pour observer ses mouvements. Je me pose des questions sur sa fuite systématique alors qu’elle semble aimer David.

Wild vient voir David et part en décrivant des cercles, la queue en panache. Elle revient ensuite et recommence avec une belle prestance.

« Attrape-moi si tu peux ! » C’est un appel au jeu. D’ailleurs ce type de chevaux déconcerte parce que le jour où il n’a pas envie de jouer, vous le prendrez sans problème.

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L’attachement aux autres chevaux

Les chevaux n’aiment pas rester seuls et ont besoin de congénères avec lesquels ils peuvent se flairer, se toucher, et communiquer. Le cheval est un animal social, grégaire. Il a le statut de proie, dont il conserve l’instinct de fuite. Être en groupe lui permet d’assurer constamment une surveillance face au prédateurs.

Le degré de centralité indique si un individu est plus ou moins proche des autres membres du groupe. Ainsi, indépendamment des relations hiérarchiques, le cheval adulte a très souvent des relations privilégiées avec un ou deux autres congénères avec qui il entretient des relations étroites faites de toilettage (allogrooming), de veille pendant le sommeil et surtout de recherche active de présence. On pourrait qualifier cette relation particulière de sous-groupe.

Les poulains sont nourris par leur mère jusqu’à l’âge d’un an environ. Peu avant la naissance du poulain suivant, la jument sèvre doucement mais fermement son dernier-né. Il garde des relations privilégiées avec sa mère jusqu’à l’âge de deux ans environ, tout en développant ses compétences sociales avec tout le groupe.

Les jeunes chevaux quittent alors le groupe tantôt de leur apparente initiative, tantôt repoussés par la mère ou l’étalon, ce qui limite fortement les risques de consanguinité.

Notre poulain sauvage et David

Epona-Wild n’a pas encore deux ans et reste très attachée à sa mère qui continuait à la nourrir. Elle n’est pas repoussée par sa mère ni par les autres chevaux, bien au contraire.

Elle trouve cependant beaucoup de réconfort auprès de David qui semble être devenu son compagnon de jeu. Dans quelques jours, je déplacerai Ganesh et Gaya afin que Wild fasse connaissance avec sa nouvelle famille. En attendant, elle passe un moment avec David tous les jours pour quelques grattouilles.

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