Des ailes sous ma peau

Qui dit nouvelle semaine annonce la présentation d’un  nouveau roman dont nous pourrons discuter s’il alimente votre PAL : Des ailes sous ma peau écrit par Chris Roy. J’ai lu en numérique, ce que je ne ferai plus s’il me faut rendre une chronique 😉

Introduction

Red, Paula, Valeria, Debby, Arno, Jocelyne, Hugo, Lars et la belle Azel fêtent, en ce réveillon 1997, leurs inscriptions à l’université de Gand. Azel, comme à son habitude, a l’esprit ailleurs et Paula ne comprend pas l’intérêt de Lars pour cette fille.

« T’en as pas marre qu’elle te parle comme à un chien ? dit-elle avec un léger sourire… »

La vie continue et ce groupe d’amis suivra son chemin, chacun de son coté.

Sept ans plus tard

Lars reçoit un appel téléphonique : Azel a besoin de lui. Elle est à Molenbeek et bien qu’il ne l’ai jamais revue depuis leurs 18 ans, il se rend à la gare dans le froid de cette matinée d’octobre et prend le train en rêvant à la belle Azel, au son de sa voix quand elle chantait. Ce trajet est un voyage dans le temps, il revoit sa sœur (Enora), ses parents, ces amis. Il arrive à Bruxelles avec tous ses sentiments, comme un bilan de son vécu.

Le lecteur découvre Azel par le biais de ses souvenirs qu’elle évoque avant son arrivée à la gare. Lars est toujours admiratif face à ses yeux bleus et son corps élancé. Ses sentiments refont surface,  accrus par les années de privation et d’absence de celle qui le fait chavirer.

Ensemble, ils prennent un train vers Molenbeek. Azel enfin retrouvée, Lars va la sauver de toutes ses souffrances. Il envisage de rentrer avec elle et de louer une petite maison dans les environs d’Ostende.

Les personnages

Au fil des pages, j’ai rencontré Yanis, née d’Azel Thyssen et d’Idriss Kumba. Lui aussi partage ses songes. Il a six ans et c’est une surprise pour Lars : Azel a un enfant…

Lars peut enfin fonder sa propre famille : Azel s’est laissée convaincre. Je rencontre alors Mark et Lucie Merik, les parents de Lars ainsi que la famille Thyssen et quelques années plus tard, j’assiste à la naissance d’Elliot.

« On peut imaginer qu’un enfant est le fruit d’un désir partagé, un projet, mais Lars et Azel n’avaient jamais abordé le sujet. C’était arrivé, c’est tout. »

Et puis, bien sûr, Lars organise une soirée avec la petite bande d’amis, celle de 1997. Azel est un personnage désagréable et je n’ai pas du tout accroché à son éventuel coté mystérieux.

Des longueurs

Une atmosphère déprimante, morne dans laquelle aucun personnage n’est capable d’animer quoi que ce soit. Si vous avez besoin d’évasion, alors passer votre chemin. C’est à peu près là, après des mots (maux) déversés sur ces pages, que j’ai presque abandonné ce roman.

J’ai retrouvé un faible intérêt quand, en début de chapitre, s’annonce un changement de ton dans le texte : Mars 2016, 9h, domicile des Merik. C’est alors que Lars découvre sa compagne, parce qu’elle est partie sans laisser de nouvelles. Les surprises ne sont pas toujours de beaux cadeaux.

Je vous laisse découvrir l’enquête et les conséquences de la disparition d’Azel.

Après ma lecture, j’ai vu que la majorité des lecteurs était impressionnée par la psychologie des personnages. Je me suis sincèrement ennuyée, mais je suis psychologue, alors…

342 pages ?

Je suis réellement désolée de l’écrire, mais pour un roman court, j’ai eu le sentiment de relire mes obligations littéraires scolaires, celles qui, généralement, ne laissent pas grand chose dans nos mémoires malgré l’épaisseur de l’ouvrage. Les personnages n’ont ni particularité, ni originalité : ils sont comme inexistants.

Étrange sentiment pour moi, fan de thrillers psychologique, où les personnages sont généralement travaillés à l’extrême pour leur donner une âme. Lars et Azel sont ceux que vous pourrez rencontrer sans jamais les voir parce que ce sont ceux qui vivent par procuration. Mais la thématique m’a convaincue de poursuivre ma lecture.

« Après tout, l’espoir ne fait pas mourir. »

Cependant, je vous déconseille cette lecture si vous êtes sujet à la dépression.

Les addictions

Certaines lectures sont addictives, d’autres sont instructives ou soulèvent des sujets de réflexion. Ces sujets sont soumis tardivement dans le roman de Chris Roy et, comme si l’auteur elle-même n’osait pas les aborder, ils semblent uniquement là pour expliquer les comportements des personnages : dommage.

Une lecture beaucoup plus proche de la romance agrémentée d’une enquête de police bâclée que d’un thriller psychologique. Je n’ai pas lu le premier thriller de l’auteur qui se déroule sur fond de réseaux sociaux mais dans « Des ailes sous ma peau », les questions de sociétés sont très présentes.

« Après le succès de « Là-haut les anges », elle signe ici son second thriller psychologique : « Des ailes sous ma peau ». »

La thématique malheureusement survolée est aujourd’hui autant une addiction qu’une illusion sociale. Chris Roy possède une jolie plume musicale et mélancolique qui reste pour moi le point fort de ce roman.

Vlog

Ma conclusion

Tout ce qui est rédigé ici n’est que mon ressenti personnel sur ce qui devait être un thriller psychologique. J’ai élargi mes goûts depuis quelques temps, environ un an de chroniques 😉 mais ma bibliothèque regorge de thrillers d’auteurs variés. Ce style littéraire vous prend aux tripes dans tous les sens du terme.

Avec ce roman de Chris Roy, si vous n’êtes pas un lecteur attaché au thriller, alors la plume peut vous embarquer dans une tranche de vie, celle d’un petit groupe que vous avez probablement rencontré sans réellement connaître leur histoire, leur famille et encore moins les secrets de leur inconscient. Ils sont comme vous et moi, de passage sur cette terre. Enfin non, pas comme moi justement parce que je vis très loin des écrans qui ne sont utiles qu’à mes activités professionnelles. Et sans spoiler, j’ai conclu que l’auteur nous met en garde contre les risques du réseautage et de la réaction de l’égo face à ce que les jeunes (mais pas que…) en attendent.

Jusqu’où seriez vous prêt à aller pour un peu de visibilité ?

Podcast audio

L’auteur

Chris Roy vit à Paris. Auteur/compositeur pour la pop française sociétaire professionnelle de la SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique). Elle est auteure d’un premier roman, « Là-haut les anges » (2017), un thriller psychologique sur fond de réseaux sociaux.

Vous pouvez la suivre sur :

  • facebook.com/ChrisRoyAuteur/
  • instagram.com/chrisroyauteur/
  • chrisroyauteur.fr

Author: Angelique

La lecture est un voyage immobile, une évasion temporaire hors de notre prison, une errance où rien ne saurait nous brider.
Ma meilleure évasion reste ma création : Le Bullet Journal 😉

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